\\ L'EQUIPE DU FESTIVAL //
Ils et elles ont travaillé avec La Semaine Classique du Lavoir
DSC05470_edited.jpg

©Lusankar Productions

MICHELE PIERRE / Directrice artistique du festival et de l'association Le Ponton des Arts

Michèle Pierre est une violoncelliste qui s'épanouit dans diverses formations, allant du répertoire classique au jazz en passant par le tango. 
Diplômée du CNSMDP, elle se produit aujourd'hui avec le Duo Brady, duo de violoncelles avec lequel elle compose et improvise, la compagnie Miroirs Etendus avec laquelle elle se produit en soliste dans le triple concerto de Beethoven aux côtés de Romain Louveau et Fiona Monbet. Elle est membre du Roberta Roman Trio, du trio Mathias Duplessy & Duo Brady, de l'Orchestre de Violoncelles de François Salque, du projet "Odyssée" du Sacre du Tympan. Elle joue régulièrement dans le quintette de Daniel Mille et dans le récital poétique de Jean-Louis Trintignant.  http://www.michelepierrevioloncelle.com

Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202020-04

THIBAULT JEANMOUGIN / Directeur artistique du Lavoir Moderne Parisien

Ayant étudié l'art dramatique à l'atelier International de Théâtre Blanche Salant et Paul Weaver, il etudie le jeu avec Laura Benson et le théâtre corporel avec Sergi Emiliano i Griell. Il est sélectionné et passe deux ans à etudier au sein de la masterclasse de Blanche Salant, et se forme aux techniques de mime d'Etienne Decroux avec la compagnie troisième generation. Il co-fonde la compagnie La loi de la jungle avec J.-A. Bigarnet. 

En 2017, il rejoint l'équipe du Lavoir, participe à sa renaissance et en devient le directeur artistique.

www.lavoirmoderneparisien.com

©Vincent Vesperant

67678679_699075630531136_163459690712268

GUILLAUME ULMANN / Vidéaste, journaliste, secrétaire de l'association Le Ponton des Arts

Musicien amateur et journaliste de profession (France 24, Actu Parlementaire, S Mag, Télé Girafe), Guillaume est un amoureux des arts et il met souvent son métier au service de la promotion de la culture.

Lorsqu'il n'est pas en reportage pour France 24 ou en voyage avec son think tank Argo (labo d'idées sur la politique étrangère), il monte sur scène avec le groupe Pétosaure ou réalise des vidéos et des reportages pour la Semaine Classique du Lavoir et ses artistes !

Facebook  Instagram  

argothinktank.org.

©Kasha Mechanicka

©Michèle Pierre

ELISA POLI / Chargée des relations extérieures

Elisa a été formée dans un premier temps au violoncelle puis en sciences politiques à Sciences Po, à Paris. C’est ce parcours transdisciplinaire qui l’a amenée à se spécialiser dans la diffusion, le financement et la communication culturelle.

Aujourd’hui chargée de la communication et des relations extérieures de l’Ensemble intercontemporain, elle s'investit également en tant qu’indépendante au soutien de divers projets culturels, tant dans le domaine du cinéma, en tant que chargée des partenariats pour le Festival du film libanais de France, que du spectacle vivant pour l'Ensemble Brasilis, et plus récemment la Semaine Classique au Lavoir. 

Portrait Armen.jpeg

LUSANKAR PRODUCTIONS / Vidéaste, photographe

Lusankar Productions est né d’un désir : sublimer la musique classique en images.  Son et lumière sont des vibrations, et nous souhaitons les faire entrer en résonance avec modernité.

Armen Doneyan, lui-même musicien classique professionnel, est à l’origine de ce projet. Parce que cet univers est aussi le sien, il lui tient à cœur..  Cela inscrit Lusankar Productions dans une démarche engagée :

donner un visage moderne à la musique classique et ainsi permettre aux interprètes de transmettre leur art au plus grand nombre. www.lusankarproductions.com

Facebook  Instagram

©Laurent Melis

MASHA MOSCONI / Photographe

Masha Mosconi est déjà une musicienne aguerrie quand elle découvre la photographie en 2016 . Elle sent très vite que l'appareil sera son nouvel instrument, elle compose ses séries photographiques telle une partition, lecture personnelle et accessible, en résonance avec son univers musical. Masha est la photographe officielle du Concours Long-Thibaud-Crespin (2018), son travail ne s’arrête pas à la photographie musicale, mais cette sensibilité de musicienne ne la quitte pas lorsqu’elle envisage portraits, natures mortes, paysages. et elle intègre l'Agence Studio Hans Lucas. 

www.mashamosconi.com  Instagram 

11225236_10207510457221039_7147417035018

ANNE-LISE JACOBSEN / Graphiste

Anne-Lise est graphiste et directrice artistique et a conceptualisé l’identité visuelle du festival. 

Avec un parcours varié alliant les Arts Appliqués à la Communication et au Marketing, elle est aujourd’hui domiciliée à Copenhague et responsable de l’image de marque d’un des plus important e-commerce du Danemark spécialisé dans la librairie.

Anne-Lise travaille aussi en tant qu’indépendante pour divers projets artistiques et culturels aussi bien au Danemark qu’en France.

jacobsen.graphics@gmail.com

https://www.behance.net/annelisejacobsen

\\ Nous remercions infiniment Armen Doneyan qui a co-créé le festival

et organisé les deux premières éditions avec Michèle Pierre // 

\\ QUESTIONS À MICHÈLE ET THIBAULT //

Thibault, comment vous est venue l'idée de mettre en place une semaine dédiée à la musique classique dans votre théâtre, le Lavoir Moderne Parisien ?

(Thibault) Nous avions reçu le duo Solea (Michèle Pierre et Armen Doneyan) en 2018 pour la sortie de leur premier album. Tout d'abord, la qualité artistique de ce duo et sa sensibilité m'ont tout de suite séduit. Nous nous sommes également rendus compte que l'acoustique de la salle (en bois et en pierre) était idéal pour de la musique classique non amplifiée. Le lieu atypique sortait aussi cette musique des lieux habituels et des sentiers battus. Très vite le courant est passé entre nous, et je leur ai proposé d'organiser le premier festival de musique classique au Lavoir Moderne Parisien. La semaine classique du Lavoir était née.

Michèle, le Lavoir Moderne Parisien est un lieu un peu différent des salles de musique classique habituelles, quelle a été votre réaction à la proposition de Thibault Jeanmougin ?

(Michèle) J'ai tout de suite adoré l'idée que la "sphère classique" puisse investir un lieu comme le Lavoir. Chaque soir, il vibre au son d'une pièce de théâtre, d'une lecture, d'un débat ou d'un concert de musique du monde.  Cela est grisant de s'inviter entre ses murs le temps d'une semaine.

Mon ambition est à la fois de faire venir un public de mélomanes et de leur proposer un nouvel écrin aux musiques qu'il aime et connait bien, mais également de réussir à donner envie aux personnes qui ne connaissent pas le répertoire classique de venir le découvrir au festival.

Le Lavoir a une âme incroyable ; il y est particulièrement propice d'écouter de la musique classique, l'acoustique est parfaite pour ce répertoire et la jauge intimiste permet une grande complicité entre les artistes et le public. De ce fait, les oeuvres classiques y sont particulièrement mises en valeur.

Mais dans le même temps, et du fait qu'il soit dénué de tous les "codes" de la musique classique, il est également un excellent terrain d'accueil pour le public qui découvre ce répertoire pour la première fois.

Vous ne programmez cependant pas que de la musique classique dans votre festival !

(Michèle) En effet, la programmation comporte quelques bugs... ! Plus sérieusement : j'aime profondément la musique classique, et je suis heureuse d'avoir dans les mains un festival qui me permette de faire vivre ce répertoire, de le défendre et surtout de le programmer dans un endroit convivial, cool, ouvert, inclusif, où on peut boire un coup, et où tout le monde à sa place.

Mais je crois que ce qui est intéressant également, c'est qu'autour de moi les musicien(e)s pratiquent souvent plusieurs styles de musique. Quelques exemples : le violoncelliste Paul Colomb, diplômé de la Haute Ecole de Lausanne, a développé, en plus de ses projets "classiques", un concert où le violoncelle rencontre l'électronique et dans lequel il compose et improvise ; le compositeur invité de la 2e édition, Mathias Duplessy, est lui même musicien de jazz, et joue des instruments traditionnels du monde entier ; la violoniste Fiona Monbet, issue du CNSM de Paris en classique, est aussi une figure du jazz. Ce que je veux dire c'est que c'est aussi intéressant de placer le curseur sur un artiste et toute sa richesse qu'uniquement sur un programme ou un style de musique.

J'aime l'idée qu'on se dise qu'un festival de musique classique est ouvert et éclectique !

Notre idée est aussi de croiser les publics : chaque concert n'amène pas les mêmes spectateur.ices, et je trouve formidable qu'une personne venue écouter un concert en particulier reste pour le suivant et ressorte du Lavoir en ayant le sentiment d'avoir fait une belle découverte.

Donc la ligne directrice du festival serait "l'ouverture".

(Michèle) On peut dire ça, oui ! L'ouverture sur d'autres styles, mais aussi au sein même de la "musique classique" : j'aimerais que le festival soit le plus représentatif possible.

"Classique" est un mot que je n'ai jamais aimé, un peu fourre-tout. Il englobe plus de 6 siècles tout de même ! Je vais essayer à chaque édition de représenter un maximum d'époques. Pour l'instant, nous sommes loin d'être parfaits, nous n'avons encore pas eu d'ensemble baroque par exemple !

Un point fort du festival est d'inviter à chaque édition un compositeur ou une compositrice (vivant !) à venir présenter plusieurs de ses oeuvres. 

A chaque édition sa création mondiale : en 2018, l'Orchestre de violoncelles a créé "May 25th" de Robin Melchior, et en 2019, nous avons créé les "Duos pour couple de violoncelles" de Mathias Duplessy avec le Duo Brady.

Je vais également tâcher de ne pas programmer que les formations "stars" de la musique de chambre : un peu de quatuor à cordes c'est merveilleux et il en faut absolument, mais des associations moins habituelles comme violon/accordéon ou flûte/guitare sont tout aussi intéressantes !

Enfin, je serai très heureuse de présenter à la 3e édition un projet de musique de chambre construit uniquement autour de compositrices. Je n'en dis pas plus pour l'instant, mais cela va faire du bien d'inclure un peu plus de femmes créatrices à ce festival !